Après deux années d’apprentissage du japonais j’ai décidé de m’inscrire parallèlement au cours de Shôdô (calligraphie japonaise). Quel bonheur une fois par mois et durant une heure et demie de retrouver une ambiance calme, détendue et néanmoins studieuse pour mes premiers pas vers cet art millénaire. Dès les premiers essais, je me suis rendue compte des difficultés qui m’attendaient pour reproduire le plus fidèlement possible un kanji. De tenter de lui donner de la force, de la souplesse, de la légèreté ou de la gravité, de jouer avec la densité de l’encre. Pas à pas, avec l’aide précieuse et les conseils de notre Sensei on passe des traits droits aux courbes dans un ensemble que l’on s’évertue à rendre harmonieux. Dès le premier cours, nous avons eu la chance de rencontrer Kiyoshi Hirohi Sensei, de passage en France et avec lequel nous avons pu réaliser des “tableaux lettres” de fruits et légumes, c’est-à-dire des peintures à l’encre et à l’huile d’un fruit ou d’un légume auquel est associé un mot représentatif de “l’esprit” de la peinture. J’ai particulièrement apprécié la sérénité et la joie de vivre qui se dégageaient de ce Maître. On a également pu réaliser grâce aux précieux conseils de Lise un kakemono pour mettre en valeur nos calligraphies. Je suis encore loin d’être une calligraphe digne de ce nom mais comme le dit Lao Tseu “le but n’est pas seulement le but mais le chemin qui y conduit”. Le chemin est encore long mais très certainement riche de nouvelles découvertes, dont la plus importante sans doute celle de soi-même.
Cordialement.
Elisabeth BRES