Ecole Japonaise (E.J.) : Aujourd’hui nous avons le plaisir d’interviewer Nicolas, un élève du niveau II qui se trouve être également le représentant des élèves au Comité d’Administration de l’école.

EJ : Bonjour Nicolas, pour commencer, peut-être pourriez-vous vous présenter rapidement ?

Nicolas (N.) Bonjour, Je m’appelle Nicolas, j’ai 32 ans. Je travaille dans la fonction publique hospitalière.

E.J. : Depuis combien de temps étudiez-vous le japonais ?

N. : Cela fait 3 ans que j’apprends le japonais. J’ai commencé dans une autre structure pendant 1 an, puis j’ai rejoint l’école japonaise du Nord Pas de Calais l’année dernière.

E.J. : Pourquoi avez-vous décidé d’apprendre le japonais ?

N. : Je suis de la génération club Dorothée, où j’ai découvert les dessins animés venus du Japon, notamment l’un d’eux qui m’a donné envie de m’ouvrir à la culture Japonaise. En 2012, je suis allé au Japon pour la première fois, 10 jours en Avril à Tokyo. Et j’y retourne pour 3 semaines en Mars 2014 !

E.J. : Alors, le Japon, c’était comment ?

N. : Mieux que ce que j’imaginais ! C’est un pays très agréable, les gens sont très accueillants et toujours prêts à vous aider. Je me souviens notamment d’une fois à Shibuya où je cherchais un magasin, un jeune japonais est venu à ma rencontre pour me proposer son aide. Il ne connaissait pas le magasin en question, mais après une recherche sur son téléphone, il m’y a conduit ! J’ai également apprécié la nourriture, meilleure que ce que j’avais pu gouter en France. J’ai également apprécié le système de vie des Japonais où le respect des gens, des bâtiments, des traditions … m’a fait penser qu’on avait beaucoup à apprendre des Japonais. Cette expérience m’a encouragé à apprendre le japonais.

E.J. : Comment travaillez-vous votre japonais ?

N. : Assez classiquement, je révise les exercices les week-ends. Je viens aux cours les Mercredis. De temps en temps je révise les kanjis avant d’aller au travail.

E.J. : Comment êtes-vous venu à notre école ?

N. : Comme je vous l’ai dit précédemment j’ai commencé dans une autre structure. C’était intéressant mais le rythme était trop soutenu et les conditions d’accueil n’étaient pas optimales. Le plus troublant était qu’il n’y avait pas de test. On passait automatiquement au niveau supérieur. Aussi les niveaux dans les classes étaient très disparates. J’ai donc cherché une autre structure et j’ai trouvé votre école sur Internet. C’était quelques jours avant les portes ouvertes. J’ai donc saisi l’occasion pour venir découvrir l’école et voir comment se déroulaient les cours. J’ai apprécié l’ambiance qui y régnait et j’ai donc rejoint votre école.

E.J. : Et cette première impression était juste ?

N. : Je dois dire que ma première impression s’est vite confirmée. Les relations avec les professeurs et l’école sont très faciles et très bonnes. On garde relation avec les anciens élèves. Des évènements durant l’année contribuent à cette bonne ambiance : Le pot de début d’année, la fête de l’école … Autre chose que j’apprécie ici c’est que les professeurs parlent uniquement japonais avec nous.

E.J. : Justement, toujours travailler en japonais n’est pas trop difficile ?

N. : C’est un peu déroutant au début mais on s’y fait vite et c’est mieux pour apprendre. Il y a de la difficulté mais elle est plus graduelle que ce que j’avais connu, notamment l’apprentissage des kanjis. Ici l’apprentissage est plus global et ne se focalise pas sur, par exemple, les Kanjis pour passer le test « Kanji kentei, 日本漢字能力検定試験 ».

E.J. : Avez-vous déjà pensé à abandonner ?

N. : Je ne vais pas vous mentir, la motivation ça va, ça vient. Mais j’ambitionne de parler un jour couramment le japonais, il faut donc se donner les moyens de ses ambitions. L’année dernière j’étais en niveau 2. A la fin de l’année, le test réussi j’ai pu passer au niveau 3. La plupart de mes camarades sont restés.

E.J. : Quelles sont les difficultés que vous rencontrez pour apprendre le japonais ?

N. : L’acquisition du vocabulaire et le retenir. Je tiens un répertoire pour le réviser. Côté grammaire, ça va. Quant au Kanjis … c’est difficile.

E.J. : Cette année, vous êtes le représentant des élèves. Qu’est ce qui a motivé votre choix de le devenir ?

N. : On en a discuté entre nous, et on m’a dit pourquoi tu ne te présentes pas ? J’ai dit pourquoi pas. En fait la convivialité de la classe m’a donné envie de plus m’investir.

E.J. : De quoi parlez-vous entre étudiants ?

N. : On parle généralement du cours. Si quelque chose nous a échappé on échange pour mieux comprendre et apprendre. Il n’y a pas de mécontentement qui émane des étudiants.

E.J. : Pour conclure peut-on dire que vous êtes satisfait de l’école ?

N. : Ah oui ! Sans aucun doute.

E.J. : Merci beaucoup Nicolas !